Les Thanatonautes

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Les Thanatonautes

Message par Lafleur le Ven 29 Mai - 13:37

Les Thanatonautes



















Les Thanatonautes forment un groupe de pirates indépendants, créé il y a une dizaine d'années, dans des circonstances obscures. On suppose qu'à l'aube d'une guerre civile d'une ampleur sans précédent sur la planète de Thérion, ancienne maison d'une civilisation dominante aujourd'hui en déclin, la crème de la mafia et des brigands renommés se sont alliés pour quitter la planète avec les biens qu'ils possédaient, pour perdurer ailleurs, dans un environnement plus prospère. L'histoire ne dit pas si l'alliance s'est fait dans la paix, si le consensus fut unanime, mais les victimes de cette décision furent sans nul doute, très nombreuses. Gilian, parrain de la mafia la plus violente et la plus dangereuse de Thérion, possédait une telle richesse qu'à son départ, toute la région (la taille de la Russie et de la Chine confondues) qu'il considérait comme "son territoire", fut immédiatement touchée. Additionné des tensions sociales qui touchaient quasiment la planète entière, ladite région ne tînt pas le choc et sombra dans une ère de chaos total.
Gilian n'était pas le seul chef de clan assez influent pour causer de tels dommages. Elisabeth, prêtresse corrompue, avait sous son emprise l'immense majorité des religieux de sa civilisation. Elle régnait d'une main de fer sur tous ses fidèles, qui ne manquaient toutefois pas de protester contre les terribles décisions qu'elle prenait sans conseil ni consultation extérieure. La diablesse avait profité de son statut quasi-papal pour accumuler un patrimoine gigantesque. Pour ne pas gâcher le tableau, on la disait si puissante que même si une émeute était déclenchée chez les croyants, tout armés qu'ils étaient, elle l'aurait immédiatement matée à elle seule. La rumeur est romancée, mais les dons d'Elisabeth n'en étaient pas moins grand, quoique mystérieux.

Gilian et Elisabeth sont le deux instigateurs de la sombre alliance que l'on nomme aujourd'hui les Thanatonautes. Ils sont au nombre de neuf, naviguant dans le même vaisseau à l'image des fortunes qu'ils représentent. Majestueux, compact, ultra-puissant et capable d'encaisser les pires attaques, il est à lui seul un élément légendaire, le "Patricide". Et si par malheur son équipage devait débarquer, bien que rarement réuni au complet, il se chargerait de tuer les derniers témoins oculaires de leur position.
Les Thanatonautes ne sont pas des pirates réputés pour être tendres. Ils ne suivent pas, contrairement à l'équipage Finder (qu'ils détestent), une ligne directrice dictée par un personnage charismatique à titre posthume. Ils votent pour les décisions importantes, les absents étant exemptés de leur pouvoir décisionnel, et pour le reste, l'adage "la fin justifie les moyens" résume leur mode d'action. Chacun à sa façon pourvu que la mission soit accomplie. Le sacrifice des innocents, des pairs, n'est qu'un détail, tant que le sacrifice de soi n'est pas nécessaire.
Evidemment, cette logique égoïste est la fusion de neuf intelligences narcissiques et égocentriques, dénuées de principes. Parfois, un éclair de bonté ou d'indulgence apparaît en eux, certains étant plus susceptibles que d'autres à la chose, mais globalement, il sera bien difficile de faire affaire avec eux.

Leur mode d'action est brutal, frontal et sans fioritures. Exceptés Trois-Quarts et Junkaï qui agissent dans l'ombre, subtilement, les autres ne prendront pas ou peu de précautions, car ils rencontrent rarement un ennemi de taille.

Gilian





La tribu à laquelle appartenaient les parents de Gilian avait élu domicile dans une vallée montagneuse constamment enneigée. La rudesse du climat était parfois fatale aux nouveaux-nés, mais l'enfant survécu. Son père, pêcheur, partait chaque matin extrêmement tôt, et revenait tard pour parfois ne rien ramener. Gilian ne le voyait jamais, il restait auprès de sa mère, une femme aussi violente que le vent, mais d'une rare beauté. Un hiver parmi les autres, les températures chutèrent de quelques degrés en trop, et, contraint de quitter ses terres, la tribu entra dans une douloureuse période d'errance. Le groupe essuyait chaque jour de lourdes pertes, il n'avançait pas et le blizzard les bloquait parfois pendant des heures. Lorsque le soleil venait réchauffer le petit groupe, on comptait les morts, la lumière permettant de distinguer ceux qui avaient gelés, et ceux qui pouvaient encore respirer. Gilian s'en sortait admirablement. Son père était mort en tombant d'une falaise, projeté par le vent, mais sa mère, comme si de rien n'était, veillait sur lui sans mot dire. Après huit jours de calvaire, ils n'étaient plus que trois, Gilian, Sambo, un agriculteur au physique hors-norme, et sa mère. Proche d'un village mais trop loin pour faire le chemin d'un trait, Sambo proposa de tuer Gilian pour se nourrir, eux qui n'avaient rien mangé depuis des jours. La mère ne fut pas surprise par la proposition mais elle refusa, affirmant qu'elle était physiquement capable d'éviter ce sacrifice, son estomac n'étant pas à l'agonie. Sambo avait une masse musculaire beaucoup plus imposante, il lui fallait de l'énergie pour continuer le chemin. Finalement, il ignora la réponse de la mère, et attrapa Gilian qui dormait, emmitouflé dans la cape de sa mère. L'enfant n'avait que 6 ans à l'époque, mais il comprit que la violence des gestes du paysan ne laissait rien présager de bon pour la suite. La femme, impassible, tourna les yeux et fit quelques pas pour ne pas avoir à contempler la scène. Elle entendu un cri, et le funeste son du sang qui gicle contre les rochers. Elle se retourna finalement, pour voir la tête de Sambo à demi tranchée, pendant miraculeusement à un bout de peau. L'expression de son visage, mêlée de surprise et de colère, était désormais figée. Gilian se projetait du sang qui giclait de la gorge de l'homme avec ses mains. La mère rassura l'enfant, le consola quelques instants et insista pour reprendre la route, après avoir saisi les derniers effets de feu leur compagnon. Sambo était la première victime de Gilian, mais il était courant, dans leur tribu, d'être amené à croiser la mort bien avant l'âge adulte. Mais Gilian avait prit goût à voir le grand homme tomber sous la lame perfide de son couteau, et, excité, il profita de l'inattention de sa mère pour lui ouvrir le ventre avec acharnement, pendant que la femme hurlait de douleur et d'incompréhension. A son tour, la mère tomba, baignant dans son sang déjà congelé. La chaleur de l'intérieur de son corps faisait fondre petit à petit la neige. Gilian fuit, dégoûté par l'odeur pestilentielle des intestins de sa mère, essuya l'hémoglobine qui le couvrait, et fit route vers le prochain village.
Gilian voyagea par la suite seul, de ville en ville, assouvissant toujours ses sombres pulsions meurtrières sur des innocents. Les femmes, belles et jeunes, étaient ses cibles favorites. Leur agonie lui conférait un sentiment de satisfaction, et de toute-puissance. Son voyage prit fin dans une immense ville, la deuxième plus grande de sa planète, un amas de buildings monumental à la pointe de la technologie. Il commença tout d'abord comme tueur à gage, pour payer son piteux loyer, puis fut remarqué par la pègre locale, une gang institutionnalisé qui avait des accords avec les forces de l'ordre. Gilian gravit les échelons mais continuait à tuer, soit pour son plaisir, soit pour des petites organisations, anonymement. Le prénom "Gilian" commença rapidement à terrifier tout un chacun dans la ville. Les rumeurs et les légendes commencèrent à foisonner, pour alimenter les fantasmes médiatiques du peuple. Peu de temps après, il était promu parrain de son immense réseau criminel, spécialisé dans les rixes et les fusillades. Gilian était à la tête du groupe le plus armé du monde quelques mois après. Il privatisa une ville entière pour loger ses hommes, et pour disposer d'une base aérienne et aérospatiale. La conquête de l'espace était lancée.

Arrivèrent ensuite les événements anarchiques contés plus haut. S'associant avec Elisabeth, il vogue aujourd'hui dans le Patricide tout en gérant à distance son immense mafia.

Lorsqu'il combat, c'est pour mourir ou tuer, mais il n'existe à sa connaissance pas d'autre issue à un duel.

Elisabeth





Plus médiatique et populaire que Gilian, Elisabeth, prêtresse ayant usé de tous les charmes d'une femme pour gravir sans morale les échelons du système religieux principal de sa planète. Vaste fumisterie à ses yeux, la religion ne représente pour elle qu'un moyen d'accéder au pouvoir d'influence, et à la richesse. Quelques manœuvres frauduleuses comme le blanchiment d'argent, ou la spéculation monétaire, lui sont rendues possibles grâce à l'opacité des comptes bancaires de la Foi. Sa côte auprès du peuple, et les nuits qu'elles passaient avec ses supérieurs hiérarchiques, se combinèrent finalement pour la propulser au plus haut poste de la Foi : Idole. L'idole ne dispose pas d'un pouvoir direct sur la politique ou les décisions administratives, mais dicte la morale, donne sa subversive opinion pour mener à la baguette le peuple aveuglé. Elisabeth transféra également une partie du patrimoine de la Foi vers le sien, et privatisa des édifices qu'elle revendit par la suite à de riches promoteurs ou groupes hôteliers.
Aujourd'hui plus grande fortune de sa planète, le temps de l'exil lui sembla approprié, d'où son association avec Gilian.

Krovt





Krovt était membre de l'armée régulière de Thérion. Soldat parmi les soldats, il n'a jamais fait parler de lui, ni en bien, ni en mal. Réputé solitaire et peu bavard, on lui trouvait peu d'intérêt. Il grappilla quelques médailles pour son mérite au combat, et son courage, mais à chaque fois, il fallait que son chef d'escouade demande à ses subordonnés quel était son nom avant de lui remettre.
Il ne parlait jamais de son histoire, dans les casernes, si ce n'est quelques détails de son enfance, aux apparences difficiles mais classiques pour le pays (père alcoolique, mère malade). Puis un jour, tout son régiment fut appelé d'urgence pour soutenir des troupes prises en embuscades par un gang ultra-violent. Lorsque leurs véhicules de transport blindés arrivèrent sur place, tous ou presque étaient déjà morts. Les pertes avaient été nombreuses de chaque côté, la marre de sang qui souillait le sol en témoignait. Le silence était terrifiant, mais Krovt et ses hommes ne le brisèrent pas. Par des petits signes et quelques ordres murmurés, ils s'organisèrent en s'emparèrent du terrain stratégiquement. C'était dans un village aux frontières d'une région désertique, proche d'un avant-poste miteux ; les lieux étaient bien connus et rapidement, la zone fut sous contrôle. Mais il semblait que tous les ennemis avaient disparus. Krovt, maintenant que son esprit pouvait se consacrer à la réflexion, s'inquiéta de la situation. Il se demandait pourquoi un gang très armé, donc formé et dangereux, avait l'idée d'attaquer un village sans importance, sur une zone militarisée. En quête d'indice, il inspecta les cadavres des adversaires. Au premier abord, rien d'anormal. Chacun avait sur lui un peu de nourriture, des petits bagages de voyage. Ils transitaient certainement de villages en villages pour semer la terreur et répandre le nom de leur chef.
Puis, alors que ses collègues commençaient à faire un peu de nettoyage, Krovt remarqua dans la pile de cadavre un petit objet brillant autour du cou d'un des adversaires. Il s'approcha, curieux, pour découvrir une petite plaque avec un matricule militaire. Un paria ? Un félon qui aurait rejoint les hors-la-loi ? Puis une idée terrible traversa l'esprit de Krovt. Il poussa chaque cadavre, sous l'oeil effaré de ses pairs, pour chercher les impacts de balle sur les équipements de l'ennemi. Il n'y en avait aucun. Et il comprit.
Les ennemis avaient tué l'intégralité des soldats, puis avaient changé leur combinaison. Tous les cadavres au sol étaient des cadavres alliés. Krovt fit signe à un véhicule de transport qui démarrait de couper le moteur, et ordonna à tout le monde de ne plus bouger. Il était maintenant persuadé que les ennemis étaient debout, et se fondaient dans les troupes des régiments venus en renfort. La tension était palpable, elle crispait tous les soldats. Krovt aurait pu demander à chacun d'enlever son casque pour déterminer les intrus, mais cela revenait à donner l'ordre aux adversaires de faire feu ; ils auraient compris. Le détective improvisé devait trouver un signe plus subtil pour déterminer les intrus. Il savait cependant qu'il avait affaire avec des professionnels qui voulaient infiltrer les rangs de l'armée, et donc, à des gens futés qui avaient tout prévus. Puis il déclara :
"Je crois que certains corps ennemis ne sont pas morts. A tous, prenez vos fusils et tirez-leur une balle dans la tête."
Suite à ça, Krovt inspecta les réflexes de chacun. Les soldats réguliers n'auraient aucun mal à charger leur arme, et à l'amorcer pour tirer. Leurs fusils étaient classiques, et leur prise en main universelle, mais pour autant, ceux qui n'en avaient pas l'habitude allaient prendre plus de temps à charger. Krovt était conscient que ce n'était pas le moyen le plus sûr, mais il n'avait pas d'autres idées. Il se mit en joug également, et donna l'ordre de tirer sur les cadavres. Puis tout se passa en un instant. Krovt ne pouvait pas voir tout le monde, et il savait que lorsqu'il tirerait sur un prétendu ennemi, la panique allait l'emporter, et même ses collègues allaient tirer sur lui. Il choisit donc de profiter de l'inattention pour tuer tout le monde, purement et simplement. Son fusil en était parfaitement capable : ses rafales étaient dévastatrices, et très rapides. Il lui a suffit de pivoter sur lui-même et d'appuyer sur la gâchette pour décimer tout son régiment. Certains eurent le temps de réagir, mais trop tard.
Krovt avait perdu la tête, il venait d'abattre une centaine d'hommes de sang-froid, sur un simple doute. Puis il compta les morts, et enleva les casques ; il avait le temps, personne à la ronde. Et il déchanta. Aucun intrus, il reconnaissait tout le monde.
Il avait tout simplement fait une erreur, son cerveau, obnubilé par la volonté de ressortir du lot, mêlée à la paranoïa, lui a fait faire un massacre sans précédent. Il avait tué tous ses rares amis. Au moment où il chercha à quitter les lieux, une main se posa sur son épaule.
"Je suis Gilian. Ce que tu as fait, je ne sais pas pourquoi tu l'as fait, mais ça me plaît. Maintenant tu es condamné, soldat. Vos armures sont équipés de caméras qui filment passivement, un coup en laboratoire et tout le monde saura ce que tu as fait. Mais tu peux aussi venir avec moi. Les parias et les fous sont les bienvenus."

Trois-Quarts




Trois-Quarts est le surnom de l'homme qui a réussi, avec ses seules "tiges", à défaire un Seigneur Nécron dans son Monolithe, alors que l'armée nécron était aux portes de la capitale de Thérion, Jonva. Combattant hors pair, rusé et agile, il travaillait seul jusqu'à rejoindre Gilian. Régulièrement, il vendait aux autorités ses trophées de combat, en échange desquels on lui donnait beaucoup d'argent, et une nouvelle tête à faire tomber. Pour autant il n'estimait pas le pouvoir gouvernemental comme son employeur. Trois-Quarts a déjà tué quelques hauts fonctionnaires pour son propre intérêt, mais sa contribution à l'intérêt national lui donnait quelques libertés. On ne sait rien de lui, ni même pourquoi il se fait appeler ainsi.
Au combat, il utilise deux morceaux de matière noire, extensible à sa volonté, comparables, lorsqu'ils sont déployés, à des lassos. Tantôt raides, tantôt souples, leurs utilités sont multiples. Mais à l'instar de Gilian et de Krovt, il n'a aucune prédisposition naturelle au combat. Son seul talent, et son intelligence, lui servent d'armes ultimes.  

Raesh




Sur le continent principal de Thérion, se trouva à l'Est, dans les plaines désertiques, des peuples bien différents de la civilisation principale. Marginalisées, ces petites tribus tentent de survivre dans l'aridité au péril de leur vie. Mais c'est aussi de ces étendues que proviennent les meilleurs soldats. On trouve des mastodontes, qui vouent leur existence entière à la barbarie et au combat rapproché. Des tournois sont organisés chaque mois dans les crevasses sèches du désert, dans lesquels les participants, libres ou esclaves, s’entre-déchirent pour amasser la somme d'argent qui leur permettra de survivre un peu plus longtemps. Raesh est l'une de ses brutes sanguinaires qui restent invaincues depuis des années. Il fut acheté à sa naissance par un esclavagiste tortionnaire qui l'exploita lui et bien d'autres, pour faire fortune dans les paris. Sa force monumentale lui permet d'éclater le corps de ses adversaires avec une simple poignée de main, et de pulvériser les rochers lorsqu'il rate son coup. La première fois qu'il fut confronté aux balles, lors d'un match à handicap, les paris s'inversèrent. On lui reconnaissait la force, mais pas l'agilité nécessaire pour faire face à un adversaire à distance. Raesh n'eût besoin d'aucune finesse pour attraper son vis-à-vis, il encaissa les balles alors qu'il chargeait, et déchira le coup de son ennemi avec une claque. Il retira rapidement les projectiles qui s'étaient enfouis dans ses muscles impénétrables, et les jeta dans le public déchaîné. Depuis, on le dit imbattable, purement et simplement. Lorsque les combats d'arènes clandestines se firent plus populaires, et attirèrent un public citadin, Raesh fit parler de lui pour finalement être racheté par Gilian à un prix hallucinant.  

Victor




Victor n'est pas originaire, contrairement au reste de l'équipage, de Thérion. Il naquit sur une petite planète à l'activité sismique démente, où les volcans poussent et disparaissent comme la marée. Dans cet univers inhospitalier, constamment modifié par les caprices de la géologie, ses habitants surent s'adapter en développant des talents destinés prioritairement à la survie. Leur peau en écaille extrêmement fine leur permet de résister aux chaleurs les plus extrêmes, mais au froid également. A titre d'exemple, Victor peut plonger sa main dans le magma et la ressortir indemne. Cette transformation physique fut une première étape. Ensuite vinrent les pouvoirs qui font la réputation de Victor. Combattre contre ce démon donnera énormément de mal à tout type d'adversaire. Sa vivacité extrême, associée à ses explosions interminables qui pilonnent sans relâche son adversaire, font de lui un artilleur et un duelliste génial. Pour faire plier les unités blindés, il s'attaque au sol plutôt qu'à la cible, en créant de grands gouffres emplis de magma en fusion, engloutissant les métaux les plus solides de l'univers. Pour le fou qui réussirait à s'approcher, Victor se fait exploser lui-même pour repousser l'assaillant, tout en continuant à tout faire brûler. Plus que tout, l'endurance de Victor est terrifiante, et il se complaira dans les combats prolongé où le temps jouera en sa faveur.
Gilian eût beaucoup de mal à recruter Victor, à qui l'autorité faisait peur. Après de longues négociations, le diablotin décida finalement de passer un marché une fois sa pérennité financière assurée. Victor cumule tous les vices imaginables, et ses qualités, hors du combat, sont rares. Narcissique, prétentieux, avare, malsain, pervers, gourmand, belliqueux, sont tout autant de traits qui insupportent quotidiennement ses collègues. Mais ceux-ci s'habituèrent, et ne prêtent plus guère attention à ses pitreries.

Af




Personne ne sait ni où ni comment Gilian a su recruter une chose pareille. Af est une engeance malsaine, semblable à un démon, qui effraie secrètement l'ensemble des autres membres du Patricide. Il est enfermé dans une pièce du vaisseau pour ne pas, pendant ses moments de crise, risquer de tout faire exploser. Af n'a pas besoin de manger, ni encore de parler ou de côtoyer des gens. Il reste debout, sans dormir, parfaitement statique, dans sa chambre blanche, vide, le visage tourné vers le sol. Dès que quelqu'un s'approche trop près, il se jette partout contre les murs jusqu'à ce que l'étranger s'en aille.
Ses bras, tranchés, lévitent et lui obéissent à souhait. Son corps sert de fourreau à son épée que ses mains s'empressent de venir chercher pour décimer son adversaire. On ne sait pas s'il voit. Ses orbites, sous ses cheveux, sont creux et recouverts de peau, mais Victor affirme qu'Af voit, après quelques expériences. On ne compte pas sur Af pour les missions de discrétion, ni les missions diplomatiques. Non, on envoie Af déchaîner sa folie terrifiante sur le terrain.

Au combat, Gilian affirme qu'Af surpasse l'ensemble du Patricide réuni.


Cinder & Pop




Dernières recrues chez les Thanatonautes, Cinder & Pop. C'est un duo célèbre et bien connu du monde des pirates galactiques, pour appartenir à la pire espèce des traîtres. Plusieurs équipages connurent leur crash ou leur démantèlement par leur faute.
Au combat, ils s'inspirent des traditions ninjas classiques. Cinder utilise son énorme épée que la technologie a su rendre dévastatrice. La portée de ses coups dépasse la taille du métal, et peut envoyer des ondes de choc sur des dizaines de mètres. Chaque coup créé une rafale qui décime tout sur son passage, peau ou blindage. Peu sont ceux qui peuvent faire face aux impacts de ce monstre, qui, non content de défaire chacun de ses adversaires, les mange alors que la mort ne les a pas encore pris. Cette cruauté plu à Gilian qui s'empressa de les contacter.
Mais il s'agit bien d'un duo, et Pop, une jeune femme toujours en armure, n'a rien à envier à son partenaire. Pop est le cerveau, la tête pensante qui a fait de l'informatique et de l’ingénierie spatiale son domaine. Mais tout comme son collègue, elle sait faire preuve d'une cruauté presque théâtrale. Sa combinaison lui permet de se déplacer presque instantanément d'un endroit à l'autre, tout en projetant une illusion ultra-réaliste d'elle-même à l'endroit où elle était censée se trouver. Pop sème des micro fils en carbone renforcé, et piège les plus grandes unités, ou simplement les adversaires occupés, en les paralysant. Même si elle préfère laisser à Cinder le coup de grâce, car ce dernier s'énerve quand il ne le porte pas, Pop peut user de sa ruse pour décimer l'ennemi, en tranchant net ses membres si ceux-ci se trouvent dans la trajectoire des fils.
Enfin, et c'est là le génie de ce couple guerrier, Pop et Cinder peuvent permuter, grâce au génie de la jeune femme et de ses miraculeuses inventions technologiques.
Lorsque Gilian les rencontra, ils tentèrent d'abord de le tuer. Le vieux pirate savait qu'il faudrait les impressionner pour pouvoir ne serait-ce que leur parler. En quelques minutes, l'affaire fut réglée : Cinder était à terre et Pop bien tenue par le cou, au sol, en train de se débattre.

"Vous nous rejoindrez, pas parce que vous êtes des pirates invétérés. Ce serait vous flatter hypocritement. Non, vous allez venir pour vous entraîner, et sortir votre cul prétentieux des lauriers. Vous serez peut-être le sujet des légendes de demain, mais vous aurez besoin de moi pour cela."



Dernière édition par Lafleur le Dim 31 Mai - 17:13, édité 9 fois (Raison : au)
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