The Fall

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The Fall

Message par TitCriquet le Ven 26 Fév - 14:05

The Fall



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Introduction



Il y a fort longtemps, sur une gigantesque planète, répondant au nom de Lania, la vie s'installa, s'y développa, s'y complexifia, au fil des millénaires, au fil du temps, pour enfin donner les premiers Laniens Précurseurs. Ils furent parmi les premiers êtres de cette galaxie à développer une intelligence suffisante pour battir par la suite un puissant empire. On appella la période durant laquelle les premières découvertes, dont le feu, l'écriture, et la parole, furent élaborées, les Premiers Temps de la Technologie Lanienne; ou bien encore les Premiers Temps Précurseurs. Ces Premiers Temps s'accèléraient au fil des siècles, et les Laniens élaborèrent de nouvelles formes de techniques, ainsi que de nouvelles inventions, de nouveaux moyens de leur rendre la vie plus facile. Ils construisirent pour la première fois des sociétés, avec des lois, une hierarchie, ceci vers la fin des Premiers Temps. Ces constructions et ces inventions marquèrent alors un nouveau stade de l'évolution Lanienne, les Second Temps. Durant ces Second temps, la société Lanienne grandit, s'unifia, devint plus complexe. Les inventions coulaient à flot durant cette période. Puis vint l'Avènement de l'Empire, à la fin de cette période. Commença alors la dernière période, appelée alors les Derniers Temps. Durant cette période finale, l'Empire devint plus riche, plus grand. La technologie Lanienne fit un bond en avant, et leur permit même d'aller coloniser les autres mondes. Les Laniens furent les premiers dans la galaxie à coloniser sur d'autres planètes, ce qui en a fait une race respectée pendant des millénaires. Elle établie même un contact avec les autres civilisations, afin d'unifier la Galaxie. Les Laniens avaient toujours travaillés ensembles, et se sentaient obligés de faire faire la paix à tous les peuples de leur Galaxie, de leur Monde. Mais certains peuples, agressifs, et aux comportements barbares, refusant la paix, donnèrent du fil à retordre aux Laniens, peuple pacifique.

Ils durent alors engager une grande guerre contre les Yuuzhan Vong, qui fut elle aussi une des premières races à développer "L'Intelligence Suprême" comme aimait dire les dirigeants Laniens à cette époque. Les Yuuzhan Vong étaient des êtres qui haïssaient la technologie, celle-ci allant à l'encontre de leurs croyances. Ils avaient progressés dans la technologie biologique, et dans l'armement bactériologique et naturel notamment. Leur biotechnologie était fascinante, car tout leur arsenal était vivant ; même leurs vaisseaux l'était. Leur croyances religieuses soulignaient deux concepts essentiels à leur façon de vivre : La valeur de la douleur et la prééminence de la mort. Ainsi donc, pour les Yuuzhan Vong, la souffrance était la plus grande vérité de l'existence. C'est pour cela qu'ils recherchaient activement à la ressentir et à la subir. C'était de plus une question d'honneur pour un Yuuzhan Vong de subir les plus atroces tortures sans murmurer, car dans la société Yuuzhan Vong, le statut social d'un individu était déterminé par les blessures et les cicatrices qu'il possèdait. Et c'est pourquoi la pratique le plus répandue des Yuuzhan Vong était l'amélioration physique. Ils n'hésitaient pas à se couper un bras ou une jambe pour s'en faire greffer une autre, bien plus puissante, plus grosse. Les Yuuzhan Vong croyaient en quatre Dieux :

- Yun-Yammka, aussi nommé le Massacreur ;
- Yun-Harla, déesse de la Supercherie ;
- Yun-Shuno, le patron des Humiliés ;
- Yun-Yuuzhan, le Seigneur Cosmique, qui règne sur les autres divinités.

Ainsi, Yun-Yammka était donc un peu comme leur puissant Dieu de la Guerre, Yun-Harla celle de la Confusion et de la Tromperie, Yun-Shuno qui dirigeait ses hordes d'Humiliés, les Humiliés étant les morts-bannis de la société Yuuzhan, ceux qui avaient commis des crimes, ou avaient contredis les Dieux, et Yun-Yuuzhan, le Puissant Concepteur, celui qui règnait sur le Monde, et les autres Dieux. Les Yuuzhan Vong se considèraient comme une race divine car ils croyaient que Yun-Yuuzhan avait sacrifié certaines parties de son corps pour créer les autres dieux et le peuple Yuuzhan Vong. De ce fait, ils considèraient que les autres formes de vie leur appartennaient, et ils sont donc devenu maîtres dans l'art de la manipulation génétique. Ainsi, que ce soit la plus petite bactérie ou le plus grand vaisseau, leurs vêtements ou leurs armes, tout ce que les Yuuzhan Vong utilisaient et portaient était vivant et adapté à les servir. Autrement dit, ils méprisaient toutes les autres créatures pensantes et les exterminaient ; c'est ainsi que la majorité des espèces vivantes présentes sur leur monde furent massacrées lors de génocides, les rares survivants ayant été réduit en esclavage et ayant subi des modifications génétiques pour être exploités par les Yuuzhan Vong.

Les Yuuzhan Vong haïssant la technologie, et les autres formes de vies vivantes pensant différemment d'eux ( Et pensant tout simplement. ), il était donc normal qu'un guerre éclate entre eux et les Laniens, ces derniers ne fonctionnant qu'à la technologie, et étant l'une des races les plus intelligentes de la galaxie. La Grand Guerre fit alors des millions de victimes des deux côtés, pendant des années, des décennies. Les Yuuzhan Vong prirent l'avantage, et allaient bientôt soumettre les Laniens, et leur faire payer le prix cher, quand un scientifique Lanien, le Grand Concepteur, conçu le Grand Lobonoïde, cette machine légendaire, ce système aux ressources innépuisables, dont la première version fut construite dans une toute nouvelle usine de fabrication. Il fut alors programmé pour construire et contrôler des robots, destinés à aider les Laniens sur le front.

Des droïdes furent alors construit, extrêmement puissants, en très grand nombre, et avec les Laniens, repoussèrent les Yuuzhan Vong jusqu'à les isoler sur leur monde natal. Une bataille finale les confronta, et les Laniens la gagnèrent, ainsi que la Guerre. Les Yuuzhan Vong survivants furent alors bannis, envoyés dans d'énormes vaisseaux-mondes Laniens, destinés à rejoindre de nouveaux horizons, pour les exiler. Les Laniens pensaient donc qu'en les envoyant dans l'espace, ils mourraient lentement, n'ayant de provision pour tenir seulement quelques années. Il n'y avait aucune chance que les vaisseaux attérissent sur une planète, car le Lobonoïde contrôlait ses vaisseaux, et sa mission était de les envoyer loin, très loin, pour ne plus jamais les revoir, et pour voir leur race s'éteindre lentement.

Mais un triste jour, plusieurs décennies après la Grand Guerre qui fit des ravages chez les Laniens, le Lobonoïde retourna ses droïdes contre ses propres créateurs, les Laniens. Il était trop intelligent, et était devenu fou, pensant que les Laniens étaient des êtres impurs, méritant un chatiment, et méritant une mort affreuse. Une funeste guerre s'en suivit... Et c'est ce que je vais vous raconter maintenant...

La Guerre entre les Laniens Précurseurs, et leur création les Machines, a commencée...


( Les vidéos qui vont suivre ne sont ici postées qu'à but purement illustratif. )





Dernière édition par Gimmigimmi le Mer 10 Mar - 19:29, édité 16 fois
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Chapitre I

Message par TitCriquet le Sam 27 Fév - 19:10

Chapitre I

_____Sur Lania, dans la capitale Lani'haeh, gargantuesque ville tentaculaire très agitée abritant tous les plus haut gradés de l'Empire Lanien, les gens vaquaient à leurs occupations, heureux. En effet, il y a quelques décennies, la guerre contre les terribles Yuuzhan Vong fut gagnée. Cette espèce barbare avait été bannie de la galaxie, et avait été envoyée dans d'immenses vaisseaux mondes Laniens, construit et contrôlés par la nouvelle merveille de technologie qu'étais le Lobonoïde, qui se dirigeaient alors en direction du néant galactique.
Au centre de la capitale, au gigantesque Centre de recherche planètaire Lanien, dans un laboratoire, le bloc 483B, un homme marchait dans l'allée centrale, faisait le tour de la pièce sphèrique. La salle était blanche, très bien éclairée, homogène, aux bureaux très bien rangés, surélevés d'un bon mètre et demi, et répartis contre les murs de la salle circulaire, dans laquelle, au centre, se trouvait une grosse machine ; un énorme générateur-ordinateur. L'homme marchant dans l'allée et qui faisait alors le tour de la salle, regardait les scientifiques travailler sur leurs ordinateurs et leurs plans de travail. L'homme semblait très âgé : Il boitait à la jambe droite, et s'aidait d'une canne, qui semblait aussi vieille que lui pour marcher. Il portait une grande blouse blanche qui descendait jusqu'à ses pieds, boutonnée jusqu'en bas, sans aucune impuretée dessus, ne laissant même pas apparaitre ses chaussures. Il marchait lentement, et tapotait le sol de sa canne qu'il tenait de ses frêles droigts frippés. Tout à coup, un homme assis à son poste de travail qui regardait depuis plusieurs seconde le vieillard se leva, et alla le voir en secouant un dossier et plusieurs feuilles de papier, tout en criant légèrement "Monsieur, Monsieur !", descendant le petit escalier de l'estrade, non loin, pour alors attérir au niveau du vieil homme dans la petite allée circulaire, non pas très loin de la grosse machine au centre. Là il lui barra la route, et lui dit :

"Monsieur Fleesh ! J'ai les résultats que vous attendiez !"
Le vieil homme s'arrêta lentement, plissa les yeux, et se boucha les oreilles avec ses deux mains, laissant sa canne tomber à terre dans un léger fracas, et dit d'un ton humoristique :
"Vous me rendez sourd Logan !
-Oh, pardonnez-moi Monsieur ! s'exclama le jeune-homme qui s'empressa de ramasser la canne de l'homme respectable qui se tenait devant lui.
-Oui vous disiez mon petit ?
-J'ai vos résultats.
-Quels résultats ? le questionna-t-il en reprennant sa marche, aux côtés du jeune chercheur.
-Mais vos résultats ! Sur les améliorations cybernétiques à apporter à La Machine.
-Ah... Le Lobonoïde, complèta l'homme, qui avait pressé le pas, pour accéder dans une nouvelle pièce, toute aussi bien éclairée que la précédentre, pleine d'étagères, ces dernières étant pleines de livres et de dossiers classés de manière soigneuse, claire et ordonnée.
-Oui, votre machine. La Machine ! Celle qui a révolutionné notre monde ! s'exclama l'enfant qui s'emportait à travers les immenses rayonnages de dossiers.
-Peut-être... fit-il d'un ton sceptique.
-Vous n'avez pas l'air très convaincu !
-Bien-sûr que si je le suis. C'est cette merveille de technologie qui nous a sauvé du drame, de l'invasion, de la barbarerie, de la guerre, de la violence, de l'extermination, de l'extinction, de nous, du monde ; peut-être même d'une grande partie de la Galaxie. Mais à trop vouloir contrôler des puissances qui nous dépassent, on finit par les voir se retourner contre nous...
-Faites-vous allusion au grand Monstre de Kalacma*, que le gouvernement voulait maîtriser il y a quelques années ?
-En partie, mais pas que, fit le vieillard en esquissant un large sourire au jeune, qui avait décidémment encore à apprendre selon lui.
-Que cherchez-vous ici ? demanda alors le scientifique au vieil homme, créateur du Créateur, qui fouinait à travers les nombreux dossiers des rayonnages.
-Une information que le gouvernement désire obtenir au plus vite, concernant justement ce grand Monstre.
-N'est-il pas cependant mort, depuis tout ce temps ?
-Ces créatures...
-Cette créature ! coupa alors le jeune scientifique.
-Mon pauvre petit, comment cette créature pourrait avoir été seule ? Nous soupçonnons qu'il y en ai d'autres. Ce n'est pas un monstre légendaire invoqué par les Dieux, comme le prétendent bon nombre d'autochtones sur la planète ; il s'agit là d'une espèce bien distincte d'animaux.
-Oh, je vois... fit le jeune-homme.
-Je disais donc, ces créatures font plus de quelques centaines de mètres de haut, il ne faut pas l'oublier. Elles sont cela dit capables de vivre plus d'un millénaire. Enorme, je te l'accorde. Mais selon nos estimations, il n'y aura jamais plus d'un seul animal en vit à chaque fois. Quand l'un d'eux est prêt de mourir, il pond un seul et unique oeuf, qui éclora après une bonne dizaine d'année, si celui-ci n'est pas détruit avant ; ce qui serait impossible, étant donné que la créature se rend d'instinct sur une île, innacessible par voies marines, car bordée de falaises gigantesques, aux très nombreuses montagnes et piques, escarpés, contenant alors de multiples galeries et grottes souterraines, dans lesquelles la créature y installe en sécurité son oeuf. Ces cavités souterraines descendent parfois à plus de cinq centaines de mètres de profondeur. L'oeuf est alors déposé dans un nid, que la créature prépara plusieurs années auparavant. Ainsi, l'oeuf baigne dans un climat très chaud et très humides ; conditions favorables, et indispensables oserais-je dire, à l'éclosion d'un de ces oeufs. Seulement, l'oeuf est unique, et si il est détruit, l'espèce disparait à jamais. Toutes ces informations nous ont été récupérées par une équipe de scientifiques, ayant scannés les profondeurs de la planète Kalacma, et les entrailles de ces montagnes, depuis le ciel.
-Je comprend... Et cette "Légende" se reproduit de façon assexuée, n'est-ce pas ?
-Obligatoirement, oui.
-Quelle âge avait la créature décédée ?
-On estimme qu'elle avait vécu un bon millénaire et demi.
-Et pourquoi le gouvernement voudrait cet oeuf ?
-Officiellement, pour l'étudier... Mais l'Armée a fait pression. Ils veulent en faire une arme, et voir si il existe un moyen de démultiplier ce grand monstre."

Le vieillard cessa bien vite sa conversation. Un grand bonhomme fit irruption dans la pièce, au pas de course, marchant avec hâte et précision, de manière militaire. Vêtu d'un uniforme militaire de général, portant un képi, il se présenta devant les deux hommes, se mettant même au garde-à-vous une fois en face. Sa grande moustache aux bouts enroulés voletaient dans l'air qu'il créait de sa vitesse, ses petits yeux noirs, perçant, tels ceux d'un puissant rapace, capable de voir à des kilomètres, et son air sérieux, autoritaire, dominant, effrayaient le jeune scientifique qui n'avait pas l'habitude de voir des militaires hauts-gradés se présenter en face de lui. Mais si le Général Losco était là, ce n'était pas pour ce misérable scientifique ; non, si il était ici, c'était pour Fleesh, et ses précieux renseignements sur la légende de Kalacma.
Le vieil Alfonse Fleesh cligna légèrement ses yeux à l'arrivée du général, reçevant une bouffée de vent sur le visage, apportée par la hâte du nouveau venu. Ce dernier prit la parole, d'un ton de tortionnaire pressé :

"Alphonse Fleesh.
-Oui c'est bien moi, répondit le vieillard.
-Avez-vous trouvé le dossier ?
-Je l'ai trouvé mon Général.
-Remettez-le moi sans faute, fit-il en prennant d'un geste agressif le dossier des mains du pauvre Fleesh."
Le Général regarda à l'intérieur du dossier, et se retrouva face au néant total... Il reprit bien vite :
"Où sont les documents ?
-Ce n'est pas le bon dossier mon Général... fit-il d'un petit sourire amusé, et moqueur ; situation qui fit rire le jeune scientifique, apportant alors sur lui le regard féroce du Général, et arrêtant immédiatement le rire du scientifique effrayé par ces yeux noirs.
-Alors remettez-moi le bon, je vous prie, fit le Général d'un ton exaspéré et énervé."

Fleesh le lui remit, et l'on vit le Général s'en aller, après quelques secondes resté à vérifier si les documents étaient bien dans le dossier. Il disparu aussi vite qu'il était apparu... Fleesh regarda d'un oeil inquièt le jeune scientifique, qui lui était encore troublé par la venue de l'homme en uniforme, et lui sourit pour tenter de le rassurer.

_____Quelques heures plus tard, loin de la capitale, parmi plusieurs constructions minières, un gigantesque bâtiment, ancien, détérorié par endroit, ressemblant à une usine d'assemblage... À l'intérieur, plusieurs ouvriers, s'aphérant autour d'un grand tapis roulant, transportant des pièces ; au milieu, une gigantesque chose, munie de nombreux bras-tentacules, prennant les pièces du tapis, les ammennant sur une table de travail, et les assemblant à une vitesse ahurissante, pour former au final une machine robotique, prête à l'emploi. Cette énorme machine était accroché par un très gros bras articulé au plafon de l'usine, afin de pouvoir se déplacer partout dans la salle, et possédait un grand oeil rouge, effrayant, inquiètant, qui vous regardait froidement, ne laissant paraître aucune idée, aucun sentiment, aucune humanité... La Machine du siècle, le Grand Lobonoïde, sa toute première version, construisant à la chaîne des droïdes de sa propre conception.
Dans une pièce, sorte de cabine placée en hauteur, permettant de voir l'intégralité de l'usine, un homme en costume, imposant, au visage plat, aux yeux et aux cheveux marrons, à la barbe courte et très propre, surveillait les activités de la Machine. Il patientait, attendait quelque chose...
Le Lobonoïde, grâce à son énorme bras mécanisé accroché au plafond du batiment, qui le tenait dans sa totalité, approcha son oeil rouge près de la vitre de la pièce, d'où regardait l'homme en costume. Ce dernier recula d'un pas, à la vue de cet imposant titan, qui s'était alors s'approché trop près de lui, mais qui s'était malgré tout arrêté. L'oeil robotique de la Machine sans vie l'observa attentivement, sans bouger, pendant une bonne minute, qui paru durer bien plus pour l'homme, qui ne savait pas ce que la Machine faisait à le regarder ainsi. Puis, sans rien dire, après cette minute d'observation, la Machine finit de le regarder pour retourner à son travail, comme si de rien n'avait été. L'homme n'avait pas très bien compris... Puis, aussitôt on entendit une série de petits "Bip !"
L'homme se dépêcha alors d'appuyer sur un bouton, se trouvant sur un bureau, le sien, non loin de la vitre.

"Oui ? demanda-t-il alors.
-Nous arrivons avec Fleesh, dit une voix grave et rauque.
-Très bien, répondit alors l'homme."

Il retourna auprès de la vitre, et continua de contempler le Lobonoïde qui travaillait, encore et encore, avec acharnement, pour construire la destruction...

_________________________________________________________________________________

Monstre de Kalacma* :
Monstre légendaire d'une taille impressionnante, d'une force sans égals sur sa planète, et de capacités fabuleuses. Créature reptilienne avant toute autre chose, c'est un animal terrestre / aquatique, capable de se déplacer à 30km/h, et de nager à plus de 5000m de profondeur dans le milieu aquatique. Il est également connu pour ces grands tunnels et galeries, gigantesques passages, qu'il creuse tout au long de sa vie sous la couche terrestre. Egalement connu pour sa machoire énorme, comptant plus de 10 000 dents ... ! Sa gorge elle, contient quatre glandes, sécrétant des produits chimiques inflammables. Il est capable de les orienter, afin que les produits, qui jouent le rôle d'acides gastriques très puissant ( L'acide le plus puissant de la planète d'ailleur. ), ne se touchent pas. Ainsi il crachera des produits nossifs, toxiques, voir mortels sur son ennemi. Il peut également les rediriger afin que les quatre substances entre en contact ; ainsi des flammes apparaissent. Il est doté d'une gigantesque queue, qui a vite-fait de ravager une partie de forêt. Les autochtones l'appellent "Titan" tout simplement, du fait de sa taille légendaire, et de son appétit plus que féroce.
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Chapitre II

Message par TitCriquet le Sam 6 Mar - 10:47

Chapitre II

_____Le vieillard arriva en airspeeder à l'usine où était gardé le Lobonoïde, accompagné par deux hommes, Diego Velt, et Olowen Frarst. Frarst était le Chef de l'Armée Suprême Lanienne, Velt n'étant que l'assistant principal du professeur Fleesh, celui qui l'avait aidé à concevoir le Lobonoïde. Il faut savoir qu'à la base, le Lobonoïde n'était pas cette grosse armure munie de bras, servant à construire des robots et des armes ; non, à la base, ce n'était qu'un projet de cerveau intelligent, destiné à concevoir de nouvelles façons pacifique de faire avancer la technologie pour que les Laniens aient une vie plus simple, plus confortable, mais aussi de trouver des solutions aux problèmes politiques, et sociales par exemple, pour que les Laniens deviennent la race parfaite et suprême de la Galaxie ; ainsi, l'unification de la galaxie par la suite aurait été un pur jeu d'enfant. Seulement, l'Etat Major et l'Armée, commandées toutes deux par Frarst, et Frarst lui-même donc, en décidèrent autrement. En effet, la Guerre contre les Yuuzhan Vong avait effrayé toute la population, et la majorité des Laniens en furent mentalement et physiquement impregné et affecté. Frarst avait combattu les Yuuzhan Vong. Il s'en était sorti de justesse d'ailleur. Il connaissait mieux que quiconque leurs méthodes puèrile, d'une brutalité et d'une inhumanité déconcertante, ahurissante, invraisemblable. Il les haïssait, tous sans une seule exception, à tel point d'employer toutes les méthodes possibles et imaginables pour les achever, même celles qui étaient jugées comme interdites du fait de leur grande dangerosité, en ce temps où il n'était que capitaine ; en ces temps de souffrance et de tourment, en ces temps de violence et de barbarerie, en ces temps de peur et d'épouvante. La peur qu'avaient soulevés les Vong dans l'esprit des Laniens perdurait encore, et certains disaient même qu'il n'y avait pas qu'eux. En effet, tous pensaient que d'autres civilisations barbares, aux pratiques religieuses sûrement douteuses, comme pour les Vong, se cachaient dans les recoins les plus sombres de la Galaxie, ce qui parfois s'était révélé vrai. Les Vong avaient été "L'Epreuve" pour les Laniens. Mais ils en verraient sûrement de nouvelles...

_____Fleesh arriva donc avec ces deux hommes l'accompagnant sur cette petite plate-forme d'arrimage de speeder, de forme circulaire. Il descendit, posant sa canne sur le sol dur et luisant, et commencit à marcher, aux côtés du Frarst, et suivit de Velt. Le Chef de l'Armée s'adressa alors au vieillard d'un ton autoritaire, en marchant d'un pas vif et énergique vers l'usine, marche que le vieil homme avait du mal à suivre :
"Vous ferrez votre maximum afin que la Machine nous obéisse au doigt et à l'oeil, utilisant ainsi la totalité de son potentiel pour nous servir.
-Je vous l'ai promis, je le ferrais donc ; mais avons-nous raison de trop faire confiance à la technologie ? Je veux dire,...
-Ecoutez Fleesh, coupa net le Général, c'est cette technologie ci qui nous a sauvé, nous tous, notre respectable et respectée civilisation, notre vénérable peuple, notre puissant et honorable monde, face à ces créatures répugnantes, grotesques, barbares, sauvages, aux pratiques religieuses douteuses, malsaines, vaudou, et aux méthodes radicales, si radicales qu'elles nous le sont interdites par nos lois, et aux coups bas des plus inhumains.
-Êtres incompris, ai-je envie de rétorquer, répondit soudain le vieux Fleesh."

Le Général, très bien accoutré, vêtu d'un vêtement militaire unique en son genre, orné de médailles et autres décorations, à l'aspect luisant, sûrement et sans aucun doute affreusement cher, s'arrêta soudain de marcher, dans un arrêt brusque compte tenu de la vitesse à laquelle il se déplaçait auparavant. Là il regarda droit dans les yeux le vieux chercheur, et lui dégaina d'une voix grave et étouffé :
"Des "êtres incompris" selon vos mots, n'est-ce pas ?
-C'est une espèce d'êtres intelligents comme une autre Général.
-C'était une espèce, et vu la barbarerie de leurs actes je pense pouvoir soulever l'hypothèse qu'il n'était pas si évolués et intelligents que nous pouvons le prétendre aujourd'hui.
-Oh si ils l'étaient. Tous leurs actes étaient réfléchis, mon Général ; vous qui avez assistés à cette guerre, à ses premiers rangs, vous devriez être le premier à l'avoir remarqué, je me trompe ? Leur barbarerie n'est dûe qu'à leur histoire, à leur religion, aussi tristes soient-elles.
-Les défenderiez-vous Fleesh ? demanda le Général qui avait reprit sa marche, mais moins vite, regardant le scientifique à ses côtés.
-Non. Je ne les défend pas, et ne les pardonne pas ; mais j'essaye au moins de les comprendre."
Sur cette phrase, le général se tut : Ils venaient d'entrer dans l'usine.

_____L'intérieur était sombre et lugubre. On y percevait quand même de l'activité, au milieu de grands fourneaux allumés dans lesquels étaient chauffées des pièces, qui serviraient à la fabrication de machines robotiques. On voyait au milieu de la pièce, une énorme batterie robotique tentaculaire, maintenue et suspendue par un énorme bras, accroché au plafond. Fleesh reconnu immédiatement sa précieuse machine.
Il s'avança de la machine en activité, et fit un signe de main aux deux autres pour qu'ils ne le suivent pas. Il approcha lentement, et arriva au final à une dizaine de mètres de la puissant Machine. Il claqua alors trois fois sa canne contre le sol. La Suprême se tourna, cessant toute activité, et s'approcha alors très près son gigantesque oeil rouge du scientifique. Le Scientifique ne bougea pas, et le regardait également. On voyait l'oeil rouge examiner l'homme, avec précision, avec intérêt, comme si il le reconnaissait. L'homme dit alors :
"Ne t'inquiète pas : c'est moi."

La machine ne pouvait pas parler, mais fit comprendre au vieil homme qu'elle avait bien compris et entendu en clignant de son oeil rouge et effrayant. L'homme poursuivit alors :
"Viens là, je dois t'arranger un ou deux circuits mon amis."

Le Lobonoïde approcha encore un peu plus son oeil. La cavité de sa tête, son "crâne", parsemé de petites excroissances robotiques électriques, se scinda en deux, et s'ouvrit, laissant sortir une sphère accrochée par un verrin hydraulique, dans laquelle était encastré le gros oeil. La belle, luisante et parfaite sphère arriva alors à quelques centimètres du visage de l'homme. L'oeil continuait de le regarder.
Le scientifique jeta un oeil derrière lui, regarda les visages des deux hommes qui l'avaient accompagnés. Puis il ouvrit la sphère à partir d'une ouverture, et sortit de la poche de sa blouse propre un module. On aurait dit une pièce ancienne, un artefact pur, datant des tous premiers Temps... Il le règla en ajustant quelques boutons, et finit par le placer dans la machine. On entendit une série de bruits et de cliquetits inhabituels. La sphère rentra avec l'oeil en quatrième vitesse dans le "crâne" metallique. On voyait la pupille rouge s'affoler, regarder dans tous les sens, faire des bonds... On entendait de la vapeur siffler, des bruits de métaux qui s'entrechoquent. Ce boucan métallique et robotique alerta tous les ouvriers et le directeur de l'usine, dans son bureau en hauteur.
Le Général cria :
"Qu'est-ce que c'est que ce cirque Fleesh ?!"

La Machine brandit ses bras mécaniques vers le ciel, et poussa un hurlement mécanique très puissant. On pouvait voir de ses excroissances, réparties sur le dôme de protection de l'oeil, sur son "crâne", des arcs électriques se former entre elles, et des étincelles jaillirent. Le râle de la puissante machine ne cessait pas, si bien que le Général dû se boucher les oreilles, ainsi que l'assistant du professeur. Il lui hurla alors :
"Mais bordel qu'avez-vous fait ?!"
On vit alors le professeur Fleesh se retourner vers lui, après avoir regardé avec une admiration inhabituelle sa machine, le regarder d'un air sournois, et lui faire un sourire malicieux. Il se mit presque aussitôt à rire d'une voix sadique. Le Général, abasourdi, épouvanté, qui ne comprennait pas cette réaction du professeur, vit alors un bras tentaculaire de la machine l'attrapper, et l'étriper violemment, lui arrachant l'estomac et les intestins d'un seul geste. Velt, en voyant cette scène horrible, tenta de s'enfuir, mais un nouveau bras vint lui aussi le faire trébucher, en lui attrappant les jambes. Le bras mécanique le traina sur le sol, avant de le cogner violemment dessus, et de l'éjecter en le balançant par une vitre. Tous les ouvriers effrayés tentèrent de s'enfuir, mais il leur arrivait à peu près le même sort. L'usine s'effondra même par endroit.

Etait-ce la fin ... ?

_____Le directeur se releva, le crâne en sang. Une poutre lui avait attérit sur la tête : Le toit de son bureau s'était en parti écroulé. Il se débarassa des débris qui lui obstruaient le passage, et se mit à ramper. Une douleure infernale le prit à la jambe. Il gémit d'une voix brisée, et regarda sa cuisse : Un énorme morceau de métal lui avait transperçé la jambe. Il fit une mine horrifiée à la vue de cet énorme morceau de métal, qu'il ne pourrait décidemment pas enlever vu sa taille, et vu comment il l'avait transperçé. Il rampa alors vers la vitre mantenant brisée de son ancien bureau. Tout était désolé autour de lui. Il glissait sur des morceaux de verres, s'enfonçant dans sa peau, et posait parfois la main sur des copeaux de métal. Il arriva enfin à la vitre. Il pencha sa tête, et pu voir le bas de l'usine. Des corps jonchaient le sol ; des poutres et tout un tas de débris également. C'est là qu'il vit la Machine, calme, sereine, regardant le scientifique Fleesh, encore debout devant le Lobonoïde. On entendit alors de la part de Fleesh :
"Maintenant... Tue-moi."

La Machine paru hésiter. L'homme souriait, et regardait ce qu'allait bien pouvoir faire sa création. On vit la machine s'élever, s'élever, s'élever, jusqu'à ce que son bras qui le tienne depuis le plafond ne puisse le tracter plus haut ; puis, s'écroula lourdement, provoquant une gigantesque onde de choc, qui fit trembler l'usine toute entière, balaya bon nombre de débris, et écrasa au final le vieil homme...
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Re: The Fall

Message par TitCriquet le Dim 7 Mar - 20:31

Chapitre III

_____Pendant ce temps où le drame à l'usine se terminait, dans la capitale, dans un bar des plus banal, un serveur, plutôt empoté et âgé d'une vingtaine d'année servait des encas aux clients. Ce jeune-homme s'appellait Achille Zwan. Ce jeune garçon venait tous les jours en fin d'après-midi afin de servir dans ce petit restaurant maison de bas étage. Achille était un garçon à la fois sérieux et rieur, plutôt idéaliste, vivant plus dans ses rêves que dans la réalité, oubliant parfois la dure réalité de la vie. Maladroit et empoté, il tentait de se faire un peu d'argent de poche pour pouvoir vivre de façon plus aisée, en s'achetant soi-même ce qui lui ferait plaisir. Ses parents ne s'en occupaient guère plus, trop occupé à redresser leur fille, la grande soeur d'Achille : Aëla. Non, Achille lui n'en avait plus besoin, étant d'un naturel sérieux et responsable, il pu vite s'enroler dans le monde du travail, dans le monde d'adulte. Aëla elle, était son opposé. D'une grande beauté exterieur, elle faisait preuve à l'intérieur de beaucoup méchanceté, de moquerie, de mesquinerie envers les autres, y compris ses parents, ses amis ou sa famille. Son comportement agressif et impulsif, ainsi que son caractère un peu trop prononcé aux yeux de certains, la rendait plus coriace et redoutable que jamais, et donnait du fil à retordre à ses parents quant à son éducation. Cependant, Aëla et Achille s'étaient toujours très bien entendu, étant nés le même jour, à la même heure... Car oui, Aëla et Achille étaient jumeaux ; Aëla étant née la première. Déjà toute petite, elle voulait s'enroler dans l'armée pour vaincre les Vong. C'était une fille rebelle, mais qui défendait son petit frère avec beaucoup de compassion. D'ailleur, quand un problème survenait, les parents faisaient appel à Achille : Seul lui pouvait la raisonner, la calmer, lui parler, car seul lui avait l'écoute de sa soeur jumelle. Ils avaient toujours été très proches. Cette complicité et cette tendresse que les deux jumeaux s'échangeaient l'un envers l'autre étaient vu par les parents comme étrange, inhabituel, venant d'eux, mais surtout de leur fille.
Physiquement, Achille était grand, plutôt beau garçon, très musclé, s'entrainant 5h par semaine tout seul pour devenir plus robuste qu'il ne l'était à l'actuel. Il n'était pas mentalement plus avancé que sa soeur : Lui, étudiait et travaillait ses études avec persévérance et sérieux, décrochant de très bonnes notes en cours ; elle, ne travaillait pas plus que cela, détestait cela d'ailleur, mais était doté d'une intelligence hors du commun, lui assurant d'excellents résultats en cours. Parfois même elle aidait son frère à apprendre et faire ses leçons, bien qu'elle détestait faire les siennes, et même si son frère n'en avait pas besoin, elle insistait, lui disant que c'était pour son bien et son avenir.

"Ca vient ce Shrill* ?!
-Oui tout de suite Mr. Tol'Cha ! s'exclama le pauvre Achille débordé qui portait alors trois plateau sur lesquels il y avait plein de vaisselle sale, et de couverts."
Achille servit le vieux ronchon en premier, sachant qu'il allait encore grogner si il n'obtenait pas sa boisson à temps. Après cela, l'heure du service de Achille se termina enfin. Il enleva son tablier, mis la vaisselle dans la Laveuse Berta* et s'en alla se changer dans un vestiaire, en traversant les cuisines aux fourneaux gras et mal nettoyés, desquelles émanait une odeur de viande brûlée. Il se changea très rapidemment, impatient de revoir comme à chaque fois sa grande soeur qui devait l'attendre devant, prit ses affaires dans son casier, et retraversa la cuisine, cette fois-ci en saluant son patron, qui était l'unique cuisinier du restaurant, Mr. Kach'kah ; un très gentil homme, très enrobé, à la mine heureuse, à la barbe et à la voix grasse, toujours à faire le pitre, même au boulot.
"Alors mon 'tit Achille, t't'en vas d'jà ?!
-Eh oui monsieur Kach'kah, je suis pressé, ce soir je m'en vais voir un film avec ma soeur, et demain nous partons pour les plaines.
-Aaah ! Un bon film et après les plaines, heiiin ?! Bah 'coute passe une bonne soirée...
-Comptez sur moi !
-Passe un bon week-end, continua l'homme en lui serrant vigoureusement la main d'une façon hilarante.
-Soyez-en sûr !
-Et pis tout frais pour Lundi soir ! fit l'homme en lui donnant une petite tape amicale sur la joue.
-Sans problème monsieur ! s'exclama Achille en quittant les cuisines, et s'apprêtant à sortir du restaurant.
-Tu diras salut à la p'tite Zwan !
-D'accord ! Bon week-end monsieur !
-Alala... Bon p'tit gars, se chuchota-t-il à lui-même, en retournant à ses fourneaux, sa journée à lui n'étant pas encore tout à fait terminée."

_____Achille sortit du restaurant avec les mains gantées et fourrées dans les poches de son épais blouson blanc avec des motifs noirs, et un bonnet chaud sur la tête. Il faisait froid, le vent était glacial. Les Landspeeders civils défilaient en face d'Achille, suspendu au dessus d'une belle route brillante métallique, à quelques centimètres de celle-ci, action des répulseurs antigrav's des engins. Les grandes tours se dressaient alors en face de Achille. On voyait des Airspeeders voler entre les pointes de celles-ci, aller, venir, tourbillonnant au dessus du petit peuple à pied. Achille observa tout autour de lui. Il cherchait sa soeur du regard. Une odeur noséabonde de remontée d'égoût venait d'apparaitre, et on pouvait d'ailleur voir une fumée claire sortir d'une bouche d'égoût. C'était le "Petit Monde". On appellait ainsi les niveaux inférieurs de la grande ville Lanienne, le rez-de-chaussée de la capitale. Ici vivaient des gens allant de moyennement pauvres, à très pauvres. Achille vivait ici, mais était un des rares à ne pas être forcémment pauvre, car en effet, son père travaillait dans les parties supérieurs, et gérait une énorme entreprise. Lorsqu'il connu sa femme, la mère de Achille donc, ils se marrièrent, mais la mère voulu rester ici, car ne voulant pas quitter sa famille ni ses amis. La mère était pauvre à l'origine, et cela ne l'avait jamais beaucoup inquièté. La richesse pour elle ne voulait absolument rien dire ; pas matérielle en tout cas. Ce qui comptait pour elle, c'était la richesse morale et intellectuelle d'un individu, c'est ce qui selon elle déterminait le caractère de cette personne. Le père avait hérité tout simplement de la fortune et de l'entreprise de son père. Il travaillait au "Ministère de l'armement et des nouvelles technologies militaires", appellé aussi le M.A.N.T.
Achille regardait une vieille dame passer la route, les landspeeders s'étant arrêtés à cause du feu rouge, quand tout à coup, sa vision se noirçit. En quelques secondes il ne vit plus rien. Il entendait toujours le brouhaha de la ville, mais ne voyait plus qu'une sombre infinie. Il sentait également quelque chose sur ses paupières qui s'étaient par réflexe refermées : Des mains. Il posa les siennes dessus, reconnaissant ce que cela voulait dire...
"C'est qui ?! demanda une voix douce et amusée.
-Olala, je ne sais pas si je vais trouver... Qu'est-ce que c'est dur ! répondit Achille qui riait.
-Arrête de faire l'andouille va !"

Achille se retourna, enleva les mains de la personne qui les avait posées sur ses yeux de ses paupières, ouvrit ces dernières, et découvrit sans étonnement sa grande soeur Aëla. Son magnifique visage d'ange, qui parfois était signe qu'elle préparait un mauvais coup, sauf quand elle s'adressait à son jeune frère bien entendu, s'illumina somptueusement d'un grand sourire charmeur. Achille sourit également, et la prit immédiatement dans ses bras, fermant les yeux, s'enfermant dans son monde à lui, et à elle. Un monde de rêve, de bonheur, qu'ils s'étaient tous les deux imaginés enfants. Aëla déssera sa prise, pour pouvoir regarder son frère dans les yeux et lui dire :
"Alors tu vas bien frèro ?
-Super ! J'ai terminé mon service là, et...
-Achille ! s'exclama le vieux Kach'kah qui venait de sortir de son restaurant, une enveloppe à la main, un cigare au bec. T'as oublié ta paye d'la s'maine mon petiot ! Plus tête en l'air que toi ça y a pas !
-Oh merci monsieur, dit Achille en acceptant l'enveloppe que lui tendait le cuisinier.
-Aaaah mais c'est la p'tite Zwan ça ! Celle que j'ai gardé toute petite quand ta mère pouvait pas tout faire !
-Oui bonjour, fit Aëla sans trop prêter attention à l'homme.
-Bon bah j'vais m'rentrer à l'intérieur moi. 'Fais pas chaud, nan... Pas chaud du tout. Rentrez bien les jeunes !"

Achille lui répondit d'un seul et simple sourire, et d'un salut prononcé de la main. L'homme fit de même, et rentra à l'intérieur au galop, se frottant les mains. Aëla elle fit une mine ennuyée, inintéressée. Achille lui fit alors :
"Ce gars est épatant ! Je l'adore, il me fait rire. Pas toi ?
-Hmm, répondit simplement Aëla. Bon, on rentre petit frère ? J'ai un peu froid, lui dit-elle d'une voix douce et lui tirant un joli petit sourire.
-Bien sûr."

Achille prit sa soeur et la serra contre lui sous son épais manteau, pour qu'elle soit abritée du vent, et ai un peu plus chaud. Elle le regarda, lui fit un bisou, sourit, et lui dit un "Merci p'tit frère."
Tous deux s'installèrent alors dans un tramway téléporteur, Achille tenant fermement sa soeur dans ses bras et la serrant contre lui. Elle, posa sa tête contre son épaule, et vida son esprit. Elle aimait que son frère la prenne dans ses bras, lui fasse quelques bisous sur les joues, parfois le voir lui caresser le nez avec le sien ; c'était pour elle une preuve qu'elle existait, et qu'elle était aimée, mais aussi un moyen pour tout lui faire oublier.
Le tramway démarra, et partit. L'engin glissa dans les airs, suspendu sous un seul et unique rail énergétique. Il filla à travers les bâtiments, passant au dessus d'un lac, celui du grand parc de la capitale. On vit alors un halo bleu se former à l'avant de l'appareil. Il n'y eu aucune secousse, et pourtant l'exterieur semblait trembler, comme si un tremblement de terre était apparu. Tout devint d'un coup bleu à l'exterieur. Des effets stroboscopiques dimensionnels de couleur bleue apparaissaient devant les vitres, disparaissaient, virvoltaient entre eux, pour enfin disparaitre. Le trawmay sortit de sa phase de téléportation. Les portes se réouvrirent, et on entendit le conducteur d'une voix lassée, répétant à chaque fois les mêmes choses à longueur de journée :
"Avenue 50.873.666 - JS. Vous avez une minute pour sortir messieurs-dames."
Achille et sa soeur se levèrent lentement, sortirent, virent derrière eux les portes se refermer, et l'étrange appareil disparaitre dans un éclair de lumière bleue. Ils se mirent en route pour rentrer chez eux. Ils traversèrent bon nombre de ruelles désertées, pour pouvoir se rendre à leur domicile. Ils connaissaient bien ces coins de rue sombres, que la lumière du soleil n'atteignait pratiquement jamais. Les lampadaires rustiques étaient donc sans cesse allumés. Certains étaient cassés, du fait de vandales. La criminalité avait augmenté avec le temps, et la construction toujours plus volumineuse et haute des bâtiments, dans ces niveaux inférieurs de la capitale Lanienne, car en effet, ces niveaux étaient "coupés" du monde Lanien supérieur ; le niveau moyen étant pour ceux qui étaient généralement moyennement riches. Les vols, agressions, meurtres, trafics d'armes et de drogues, ainsi que les viols et autres agressions sexuelles, étaient malheureusement monnaie courante dans ces bas niveaux. La police de la capitale, malgré qu'elle soit partout, ne pouvait pas tout faire. D'ailleur, le Lobonoïde devait bientôt concevoir des droïdes policiers, afin de garder les niveaux bas de la capitale, avant tout autre chose, et limiter à son maximum la criminalité de ces niveaux inférieurs. Aëla avait eu une fois un soucis avec un homme qui l'avait suivit à travers les ruelles, à ses 15 ans. Il allait l'agresser, mais Achille avait lui aussi suivit sa soeur, et avait engagé alors une bagarre acharnée contre l'homme, qu'il réussi à vaincre, malgré quelques blessures et égratignures. Aëla lui en avait été extrêmement reconnaissante, et leur lien s'était grandement renforcé suite à cette mésaventure. Malgré son naturel de "guerrière", Aëla se sentait plus en sécurité dans les bras de son frère que seule, ce qui était normal. Pour elle, ça ne l'était pas vraiment, mais elle avait appris à vivre avec cette réalité qui au fond la rendait heureuse.

_____Les deux jumeaux arrivèrent enfin devant une série de petits appartements empilés, tous sur une même ligne, collés à de plus grands immeubles, ces habitations servant de maisons aux habitants, auxquelles on accédait par différents escaliers, chacun accédant au toit d'une maison en dessous, qui faisait office de terrasse pour la maison du dessus. Achille et sa soeur grimpèrent plusieurs "étages", une dizaine en tout, pour frapper à cette petite porte faite en terre sechée. Achille ouvrit la porte, et cria : "C'est nous !" pour enfin entrer à l'intérieur de la petite habitation.


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Shrill* : Le Shrill est une boisson sucrée cultivée, fabriquée et produite à partir d'une plante appellé Shrilla, cultivée sur une des lunes de Lania, la lune de Zerback, très grosse lune fertile et sur laquelle beaucoup de variétés de plantes sont cultivées.

Laveuse Berta* : La surnommée "Berta" n'est autre que la vieille machine à laver la vaisselle de Mr. Kach'kah. Cette machine obsolète, voir antique, permet de nettoyer les couverts en une dizaine de secondes seulement. ( Les nouveaux modèles font eux bien mieux comme temps et leur efficacité de nettoyage est forcémment supérieure. )
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